
[Musique]
m
[Musique]
alors je vais vous parler de mon
histoire et de mon école donc j’ai fait
de mon corps mon école quand j’étais
petit mon premier ma première
expérience à l’école ça a été la
crèche comme pratiquement tout le monde
et j’ai fugué et la suite été dans la
même dans la même dynamique c’est à
dire j’ai beaucoup fumé je préférais
aller jouer dehors grimper aux arbres
c’était ça mon école petit donc comme
vous le comprenez j’ai pas été à
l’école très longtemps mais petit j’ai
commencé très tôt la gymnastique
artistique à 6 ans j’étais petits
gymnastes et on a un fort mais mon corps
à la gymnastique et irait donc très
vite à 10 ans j’avais une musculature
assez impressionnante
puis j’ai dû quitter ma ville et
c’était dans un autre à la campagne
qui avait pas de cours de gymnastique et
j’ai commencé assez tôt la danse parce
que des copines m’avait dit viens c’est
bien et tout alors je dis ok pourquoi
pas j’ai commencé la danse et la preuve
de danse ou d’un an m’a dit écoute tu
as un corps fait pour la danse est ce
que tu veux devenir professionnel donc
j’ai dit ben je me dis réfléchit bien
parce que j’ai dit ok donc elle m’a dit
ok je te prends je te forme gratuitement
et
tu vas devenir danseur professionnel
donc pendant quatre ans j’ai suivi son
enseignement et au bout de quatre ans
elle m’a dit mme eva temps maintenant
c’est fini tu es forme et donc à 17 ans
je me suis retrouvé dans une compagnie
professionnelle et j’ai commencé à
travailler avec des adultes
c’était 17 ans on a encore adolescent
et donc j’ai appris à travers mon corps
à travers la danse l’école dollar ça
veut dire quand on fait de la danse ben
on va s’intéresser à la musique parce
que la musique elle est intrinsèquement
intrinsèquement liées à la danse
donc on apprend tout c’est vrai les
différentes musiques sur l’histoire de
l’art
on s’intéresse à la peinture parce que
les peintres ont toujours admiré la
danse et peint la danse
donc je me suis formé artistiquement à
travers la danse en dehors évidemment
de la discipline que ça nécessite la
danse ensuite je suis allé à paris et
j’ai commencé à travailler dans
d’autres compagnies et j’ai commencé
aussi à travailler les arts martiaux
donc une autre formation du corps une
autre philosophie du corps une autre
philosophie très oriental qui où j’ai
appris à lier le corps et l’esprit à
faire une espèce d’unité entre le
corps et l’esprit
ça ça m’a beaucoup aidé dans à la
fois dans ma vie personnelle et dans le
travail purement physique donc après
ça j’ai j’étais dans la danse g g
fait des chorégraphies ce qui paraît
la suite logique d’un parcours de
danseur
et puis au bout de quelques années je
n’arrivais pas à trouver le langage qui
m’intéressait à transmettre aux gens
donc je me dis mais je suis limité par
par la scène je suis limité par ce
rapport frontal je suis limité je me
sentais étriqué
donc j’ai décidé de tout de tout faire
balader j’étais directeur de théâtre
je me suis intéressé à la technique
faire de l’éclairage enfin nous
diverses choses et un jour je me suis
dit bon qu’est-ce qui me
qu’est ce qui pourrait me faire plaisir
qu’est-ce qui pourrait vraiment me faire
grandir est réellement réussir à
exprimer ce que j’avais en moi donc j’ai
tout arrêté de nouveau et je me suis
j’ai pris deux ans pour préparer une
performance qui s’appelle à l’époque
qui s’appelait bleus pros victoire
c’était en 2001 ça c’est une reprise
que j’ai fait en 2007
donc voilà je me suis dit le mouvement
j’ai du mal avec le mouvement j’arrive
pas c’était tellement exploiter le
mouvement que je me suis dit j’ai pas ma
place ici donc j’ai dit je vais
travailler sur l’immobilité montré
qu’elles étaient les mouvements
possibles à partir de l’immobilité et
qu’est-ce qui pouvait exister comme
mouvement quand on était immobile donc
j’ai fait
cette expérience donc je suis dans une
boîte en plexiglas immobile et petit à
petit je commence à pleurer bleus à ma
mort qui coule du néo bleu
je commence à bavay bleus je commence
à transpirer bleus tout ça dans une
extrême lenteur et pour moi ça va
plusieurs significations
donc il y avait ce mouvement de
l’intérieur du corps vers l’extérieur
du corps et j’avais envie de le montrer
à travers quoi je les montrer à
travers des choses que normalement on ne
montre pas les larmes
socialement c’est pas très bien vu de
montrer ses larmes de montrer la morve
de montrer la bave de montrer la
transpiration donc quelque part j’ai
voulu sublimer ces choses qu’on cache et
que je vois pas pourquoi elle ne serait
pas belle donc
c’est peut-être monstrueux mais ces
monstrueuses mambo donc voilà ça c’est
la fin du processus où je transpire
donc ça ça a été vraiment j’ai mis
deux ans à préparer cette performance
c’est un énorme travail avec en lien
avec des médecins de la biochimie
beaucoup de procéder beaucoup d’essais
beaucoup de tests parce que c’est des
choses qu’ils n’ont jamais été faites
donc voila mais la chose principale qui
m’intéressait c’était de trouver un
langage poétique avec le corps voilà
ça c’est une donc j’ai fait
énormément de performance j’ai essayé
d’explorer les limites physiques et
mentales du corps donc jusqu’où un
corps peut aller sans se faire mal et en
toute conscience
donc là j’ai fait une expérience qui
qui n’a rien à voir avec un exploit je
veux pas être dans le livre des
guinness je le fais vraiment comme une
expérience intérieure
donc ça cette performance pour moi elle
symbolise vraiment une expérience
intérieure
qu’est ce qui se passe quand on est
recouvert de 600 kg de verre brisé
fraîchement brise et donc qui est
potentiellement extrêmement dangereux
et comment on peut sortir de ça de
manière totalement inde m
c’est
c’est un long processus donc là je sors
en deux heures deux heures de temps je
vais sortir extrêmement lentement donc
c’est tout un travail sur la lenteur
c’est aussi une manière de dire quelque
part je fais du slow art joffre du temps
aux gens j’offre du temps geof la
possibilité aux gens de se poser et
d’oublier absolument tous deux du monde
dans lequel ils vivent
parce que c’est tellement l’image est
tellement puissante en réalité quand
on la voit que ça provoque des ça peut
provoquer des d’échec des chocs
émotionnels donc la dernière fois il
ya deux semaines j’étais en pologne
donc au moment où je sortais de la
baignoire et que j’ai croisé son regard
elle s’était effondrée mais en hurlant
elle a fait une régression elle a
pleuré comme un bébé mais d’une telle
violence et ça ne s’arrêtait pas que
tout le public était en état de choc
j’ai dû sortir de l’avesnois j’ai dû
la prendre dans mes bras pour pour
qu’elle se calme sinon on l’emmenait
l’hôpital psychiatrique
donc il ya quelque chose de 2,2 direct
de très forts qui se passe pendant les
performances et ça c’est aussi une
chose qui m’intéresse le lien qui peut
exister ce lien avec le avec le corps je
parle pas c’est qu’une image donc
voilà je le fais en chine pour les gens
en chine il pleure aussi pour d’autres
raisons
ils le voient pas personnellement il le
voit comme une oppression l’oppression
de letat l’oppression sociale qui est
très forte en chine
donc pour eux ça leur parle
énormément et en même temps je ne
suis pas là à dire je suis content la
pression je suis c’est ouvert
l’interprétation est toujours ouverte
ça c’est ça qui m’intéresse donc à
travers tout ça moi ce score c’est
toujours mon école c’est à dire
j’apprends j’apprends mon corps
j’apprends le monde à travers cette
position ça dort dans cette position je
peux centre sentir réellement
physiquement qu’est ce que c’est
l’oppression
imaginez une demie voiture qui vous
tombe dessus
1 1 quelqu’un qui fait de l’apnée me
dis ce que tu vilain c’est la même
chose que ce que je vis à 100 mètres
de profondeur dans l’océan
donc qui a quelque chose de très
puissant qui se passe il ya une chose
aussi que je trouve intéressant de
parler c’est le rapport à la douleur
ça veut dire je ne suis pas on voit
jamais mon visage empreint de bouleurs
ou dans la souffrance
je suis absolument très calme quand je
sors de la baignoire ce qui est sans
blessure donc les gens sont toujours
étonnés mais il ya un truc qui un truc
n’y a pas de truc quand je prépare le
verger le casse je me coupe comme tout
le monde mais à partir du moment où je
me prépare je me concentre je peux
prendre le verre me laver avec je vais
pas me couper
donc ça c’est j’ai pas de réponse à
part que voilà j’ai une préparation
physique intense j’ai une préparation
mentale intense
je médite je fais des exercices de
respiration toussaint tous
essentiellement fait que je suis capable
de vivre ça sans douleur et ça c’est
important
mais la douleur je la sens à un moment
donné simplement je la traverse
donc il y à un point très fort sur
lequel j’insiste toujours de dire mais
la douleur elle est importante il faut
pas ni les la douleur il faut pas j’ai
l’impression que nos sociétés ont
volé notre sens de la le sens du mot
douleur la médecine a complètement
déformé le sens de ce mot donc je suis
très en colère sur toute la
réappropriation des mots que nos
sociétés sont en train de construire
on nous vole le mot performance même
est complètement dénaturé aujourd’hui
je suis performant je fais de la
performance
ça vient d’une tradition assez ancienne
depuis l’es2 puis le mouvement dada
jusque dans les années 70 on appelait
sa performance et avec un mot maintenant
ses performances sociales ses
performances économiques ses
performances ceci cela tout et devient
performance moi ça me ça me laisse
très perplexe donc de deux de voler les
mots voilà la douleur elle est là un
réel sens c’est vraiment un point
indicateurs de où on en est par rapport
à une chose qu’est ce qui nous fait en
douleur c’étaient des informations
importantes la douleur c’est une
information
qu’est ce qu’elle nous dit cette
information donc c’est ça qui
m’intéresse
voilà là on est dans la suspension
donc suspendu à ces eaux là c’est une
vue depuis le dessous
donc c’est une vue avec des
fils de nylon donc je suis suspendu avec
des fils de nylon donc c’est
extrêmement coupant je pense qu’au bout
de quatre heures je reste une heure là
ça commence déjà à me couper la peau
donc j’ose pas imaginer au bout de six
heures la peau à l’aide traverser et
qu’au bout de huit heures
ça commence à scier les eaux pourquoi
pourquoi je me mets dans ces états là
où dans des situations comme ça je me
dis après avoir vécu ça je peux tout
vivre je peux absolument tout vivre et
je ne ressens pas la douleur comme tout
le monde
peut-être il ya aussi l’idée du danger
si les fils il ya un fil qui se casse il
y en a 20 s’il en manque un je tombe et
je m’écrase donc il ya toujours ce
danger de la mort qui me qui
m’intéresse énormément cette
frontière entre la vie et la mort en
parlant de frontières j’ai fait une
performance qui s’appelle rideau qui est
très actuel par rapport à
l’immigration
donc mon discours il était assez simple
c’est que les frontières elle tue et je
voulais un peu d’imagés ça donc le
rideau il est fait avec des hauts et des
lames de rasoir et pendant quatre heures
le riz dont il me couvre et il remonte
et les lames de rasoir évidemment m
elle passe sur moi
elle me coupe en deux donc il ya quelque
chose de 2,2 lors de l’absurdité des
frontières voilà c’est ce qui est
intéressant c’est que les gens dans
toutes mes performances j’ai un peu
cassé le rapport qui a la dent des
performantes les gens ils feraient tout
autour de moi est vraiment très proche
où on peut me toucher on peut j’aime
cette abolition des frontières et donc
là déjà pour moi c’est déjà une
frontière et j’aime bien dans la
performance telle que je la conçois
avoir les gens très près qu’ils
puissent vivre la performance avec moi
c’est se trouve essentiel de partager
une expérience c’est pas moi je me
montre ses ont créé ensemble une ont
créé ensemble une performance qui qui
peut changer énormément il ya des fois
des gens qui interviennent beaucoup la
performance elle et elle devient autre
chose
et pour moi il n’y a pas de problème
elle évolue quelqu’un va peut-être se
mettre couché à côté de moi
peut-être quelqu’un va se mettre nu à
côté de moi donc tout ça ça va
transformer la performance ça ça
m’intéresse aussi
c’est qui est pas une fixité de ce que
je propose mais que c’est tout ça reste
toujours vivant
voilà ça c’est une performance
beaucoup plus soft
j’ai un costume blanc mais ce pas et je
me promène dans la rue et je vous ma
petite mallette et sur la mallette il ya
une question qui est posée avec un
stylo et ses marques et comment voudriez
vous mourir et écrivez votre votre
réponse sur mon costume donc tout d’un
coup les gens au début quand ils me
voient ils rigolent et puis quand ils
lisent la question et qu’ils comprennent
qu’il faut qu’ils pensent à leur mort
et qui doivent écrire sur moi avoir un
contact
c’est passionnant même s’il n’y a pas
de défi physique mais il ya un rapport
humain qui qui s’installe et pour moi
finalement le principal c’est que ce
contact humain reste de plus en plus
vivant et que le corps il est au centre
de ce mouvement
merci beaucoup
[Applaudissements]
[Musique]
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